LA VIE DE CHANTIER

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© Luc Tourlouse


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Charles Boulin décide de vendre son petit appartement centre ville pour acheter un magnifique hôtel particulier en banlieue. Mais l’hôtel particulier se trouve être dans un état de délabrement avancé. La surprise qu’il voulait faire à sa femme et à sa fille vire au cauchemar quand elles apprennent qu’elles doivent quitter l’adresse prestigieuse en ville pour emménager dans un taudis en travaux, en compagnie d’ouvriers parfaitement prêts pour le pire.


Une pièce irrésistible de 2003 du père du fameux «Bienvenue chez les ch’tis» mise en scène par Daniel Hanssens.…



Une comédie de Dany Boon

Mise en scène Daniel Hanssens

Lumière Laurent Kaye

Création son Laurent Beumier

Avec Pierre Pigeolet, Michel Hinderyckx, Colette Sodoyez, Laurent Renard, Laure Godisiabois, Jean-Paul Clerbois et Rosalia Cuevas

Production Festival Bruxellons! avec Argan42, Bulles Production et Cooper Production

 

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Critique

Au bord de la crise de nerf
Camille Perotti

Dans La Libre Belgique (Mis en ligne le 25/07/2009)

Daniel Hanssens met en scène "La Vie de chantier", une comédie de Dany Boon.

Tout commence (et s’achèvera) dans l’hystérie générale. Charles Boulin, souhaitant faire une grande surprise à sa femme et sa fille, a vendu en leur absence le bel appartement de l’avenue Louise pour acquérir un soi-disant magnifique hôtel particulier de la banlieue ouest. Soi disant car, non seulement la maison est plutôt située en banlieue nord, beaucoup moins chic que l’ouest, mais aussi parce qu’avant les travaux, elle se trouve dans un état lamentable, pour ne pas dire un taudis.

 

 

L’immense problème de Charles Boulin tient au fait que sa femme s’apprêtant à rentrer du Vatican, il découvre que le chantier a pris un retard d’une ampleur considérable et, par conséquent, le fameux hôtel particulier n’est toujours pas habitable En effet, la réaction d’Anne-Charlotte ne se fait pas attendre, cris, défaillances, colère, indignation, la vie de cette fille de duc, noblement coincée et prétentieuse, se retrouve sens dessus dessous. Finement interprétée par Colette Sodoyez, Anne-Charlotte dénichera le pompon en la personne des deux ouvriers, Pinto, le chef de chantier, "plombier et maçonnier" portugais, et son acolyte, Pirelli (Laurent Renard). L’un abruti, l’autre, agressif et voleur.

 

 

La comédie de Dany Boon, mise en scène par Daniel Hanssens, est un florilège de malentendus, situations cocasses et autres répliques cinglantes particulièrement réalistes ! Qui n’a pas connu des travaux qui n’en finissent pas, les mauvaises découvertes à répétition, les pièces manquantes aux stocks épuisés, les fuites, le bruit de la perceuse et du marteau, les ouvriers perdant leur pantalon ou draguant la jeune fille de la famille ?

 

 

Ici, Pierre Pigeolet est à mourir de rire avec son regard salace, son accent portugais et son mini maillot de bain orange en séducteur d’Elizabeth (la très drôle Laure Godisiabois, lire LLB du 17/07/09), la fille promise à un riche héritier mais qui succombera au charme (et à l’odeur) animal de l’ouvrier. Dans ce cauchemar insurmontable, où la banquière (très stricte Rosalia Cuevas) et l’architecte homosexuel provocateur de catastrophes (le décalé Jean-Paul Clerbois) apporteront leur grain de sel, les secrets de famille vont resurgir. Les frustrations des uns s’ajouteront aux échecs des autres pour éclater en drame qui s’achèvera grâce à un cable électrique. Même si, par moments, Michel Hinderyckx bascule dans le délire et l’hystérie totale à trop vouloir imiter le jeu de Dany Boon, l’ambiance frise le boulevard face aux situations vraisemblablement insurmontables mais irrésistiblement drôles.

 

 

Dans la belle cour du château du Karreveld, le décor reflète parfaitement "l’apolacypse" du chantier avec les murs absents, les tuyaux, outils, poussière, baignoire au milieu du salon, câbles apparents, etc. La mise en scène de Daniel Hanssens complétant le texte par un comique de situation efficace fait passer un très joyeux moment.

 


 


C’est la tuile au Karreveld !
Catherine Makereel dans Le Soir
Samedi 25 juillet 2009

« La vie de chantier » au Festival Bruxellons
!

CRITIQUE

Quoi de mieux que La vie de chantier pour essuyer les plâtres de la nouvelle édition du festival Bruxellons !? Avec son humour en béton, des comédiens bien charpentés et Daniel Hanssens comme architecte, la pièce de Dany Boon nous a vissés à nos sièges, jeudi, pour une première sous un ciel sec.


Si l’eau a épargné le public, on ne peut pas en dire autant de la scène arrosée par d’inquiétantes fuites dans les tuyauteries, une tuile parmi d’autres sur ce fameux chantier. Pour faire une surprise à sa femme et sa fille, en pèlerinage au Vatican, Charles Boulin a vendu leur appartement de l’avenue Louise pour rénover un hôtel particulier de la banlieue. Alors que les travaux sont censés être finis depuis un mois, il découvre un capharnaüm : rien n’est monté – ni murs, ni planchers – tandis que les installations d’eau et d’électricité sont plus que douteuses. La surprise tourne au cauchemar quand Charles Boulin explique à sa femme qu’ils doivent emménager dans ce taudis et cohabiter avec deux ouvriers maniant les bévues à la truelle. Pas moyen de pendre la crémaillère si ce n’est aux câbles qui pendouillent du plafond. Les ennuis pourtant ne font que commencer car, comme dit un des ouvriers, « c’est l’essence même des travaux d’être en retard ».


Qui n’a pas connu de plombier venu vous resserrer un petit écrou pour finalement remplacer toute la tuyauterie ? Qui n’a jamais maudit des ouvriers censés boucler le boulot en un mois et qui vous réveillent toujours au marteau-piqueur six mois après ? Si on rit autant devant cette Vie de chantier, c’est surtout pour son évocation bien sentie d’une situation que, au mieux, nous redoutons, au pire, nous connaissons. Evocation hilarante à l’image de ce jeans tombant obstinément sur le bassin d’un des ouvriers, révélant un début de fesses tapageuses. Cliché ô combien familier !


On glousse devant l’avalanche de catastrophes en plomberie ou menuiserie – et leurs justifications absconses. Mais on s’amuse aussi des quiproquos sentimentaux, la fille du couple bourgeois s’entichant du maçon portugais. C’est d’ailleurs cet ouvrier dévastateur qui s’avère le mur porteur de cette comédie marteau. Hilarant et attendrissant, Pierre Pigeolet nous scie littéralement dans le rôle du maçon fabulateur et dragueur. Si Michel Hinderickx en fait un peu trop dans la peau de Charles Boulin, la distribution fait de la belle ouvrage.

 

 

 

 

 

 

 

La vie de chantier

Château du Karreveld

jeudi 23 juillet 2009 (21:00)
vendredi 24 juillet 2009 (21:00)
samedi 25 juillet 2009 (21:00)
jeudi 30 juillet 2009 (21:00)
vendredi 31 juillet 2009 (21:00)
samedi 01 août 2009 (21:00)
jeudi 06 août 2009 (21:00)
vendredi 07 août 2009 (21:00)
samedi 08 août 2009 (21:00)
jeudi 13 août 2009 (21:00)
vendredi 14 août 2009 (21:00)
samedi 15 août 2009 (21:00)
mercredi 19 août 2009 (21:00)
vendredi 21 août 2009 (21:00)
samedi 22 août 2009 (21:00)
jeudi 27 août 2009 (21:00)
vendredi 28 août 2009 (21:00)
samedi 29 août 2009 (21:00)



Durée 1h50 sans entracte
En plein air, au Chateau du Karreveld


Réservations
02 724 24 24


Dîner avant spectacle
Goûtez au buffet d’avant-spectacle proposé par le Festival Bruxellons! au prix de € 15
Ouvert dès 19h00.
Réservation obligatoire:

02 724 24 24

Météo
à partir de 19h30, un service téléphonique permet aux spectateurs de savoir si la représentation du soir est maintenue en cas d’intempéries. Le numéro à former: 0477 503 567

Adresse
Château du Karreveld Avenue Jean de la Hoese, 3 1080 Bruxelles (Le long du Blvd Mettewie)